ANNA SARFATI

annashypnose@gmail.com 06 04 53 70 71 Hypnothérapeute

Cher Josick Je me souviens encore de notre premier contact par téléphone où très sure de moi et des divers enseignements que j’avais déjà reçu en hypnose, dont un DU, je te demandais d’intégrer directement ta formation en maître praticien.

Ta réponse fut sans appel : « si tu veux travailler avec moi, tu commences par oublier tout ce que tu as appris puis tu me recontactes. Je raccrochais furieuse, et il m’a fallu du temps et une longue digestion pour que je te rappelle et accepte tes conditions.

Dès les premiers jours du Praticien, je me suis sentie transportée dans un autre monde, tellement passionnant ! J’étais je crois une « bonne élève », curieuse, attentive, comme je l’avais toujours été au cours de mes longues études de pharmacie ; et en même temps je sentais que cette fois –ci, c’était différent. Que si je voulais intégrer vraiment ton enseignement, il fallait que j’apprenne différemment en sollicitant d’autres parties de moi qui sommeillaient.

Dans la foulée, j’ai enchainé avec le Maître Praticien et je constatais que mes relations personnelles et surtout professionnelles se transformaient. C’est ainsi que s’est imposé à moi en l’espace de deux ans, le fait que je ne pouvais plus continuer à exercer ma profession dans ce cadre.

Il m’a fallu pourtant encore du temps, un burn-out, des pathologies somatiques diverses et variées et surtout ton intervention musclée un jour où j’étais assistante avec toi pour que je comprenne que si je continuais j’allais crever tout simplement.

A l’époque, j’étais en arrêt maladie pour burn-out ayant entrainé des troubles somatiques graves, et je ne m’autorisais pas vraiment à pratiquer l’hypnose officiellement car j’avais encore peur des conséquences préjudiciables à ma carrière (chef de service en milieu hospitalier). Pourtant, j’avais été « touchée » par l’hypnose et il n’était pas question de s’arrêter ; je pratiquais donc sur moi pour me sortir de l’état dans lequel j’étais tombée et sur d’autres personnes de mon entourage pour les aider à aller mieux quel que soit le domaine de la demande.

Puis j’ai décidé de couper définitivement avec le milieu hospitalier dans lequel j’exerçais depuis 40 ans, car il était devenu vraiment toxique pour moi, et fait valoir mes droits à la retraite .C’est à ce moment que j ai commencé à développer mon activité d’hypnothérapeute. Pour la première fois de ma vie, je me sentais en accord avec mes aspirations profondes… et pourtant c’est à ce moment que l’on m’a découvert un cancer du sein.

Tout d’abord, j’ai refusé le diagnostic, car je considérais que ce n’était plus le moment…j’allais enfin bien, j’avais « tout compris » et c’était injuste que cela arrive maintenant. J’étais en colère, révoltée et je t’ai appelé…

S’en est suivi ton accompagnement tout au long de ce parcours car tu m’as prise comme sujet étude à trois reprises et grâce à toi et à ma pratique quotidienne de l’autohypnose, cette épreuve a été comme une renaissance pour moi.

La cicatrisation post opératoire a été rapide et parfaite puis les deux mois de radiothérapie se sont passés sans une brulure. J’ai pu même aider des femmes que je croisais tous les jours pour atténuer leurs brulures et effets secondaires.

Le radiothérapeute étonné des résultats sur moi m’a demandé d’intégrer son centre et de faire partie de l’équipe « soins de support ». Désormais, j’interviens régulièrement dans cet institut d’aide aux patients cancéreux (le premier en France), non seulement en radiothérapie mais aussi pour la prise en charge de la douleur cancéreuse et de manière plus générale dans l’aide à la prise en charge non médicamenteuse, des patients à tous les stades de la maladie (de la consultation d’annonce, en passant par les différents traitements, chirurgie, radiothérapie, chimiothérapie, et aussi la vie après cancer…).

Ce qui est fabuleux pour moi, c’est que durant toute ma vie professionnelle , j’ai lutté pour que les médicaments ( qui sont des poisons en puissance), soient prescrits et administrés à la bonne dose, au bon patient, au bon moment etc… car je trouvais qu’ils étaient trop prescrits , trop longtemps, trop associés… et maintenant je montre, et prouve qu’il est possible de réduire considérablement la consommation médicamenteuse, que nous avons en nous des ressources de thérapeute et de guérisseur et que ce que je pressentais instinctivement depuis toujours est confirmé. Je suis donc enfin en totale harmonie avec qui je suis. J’ai aussi compris que ce combat, je ne l’avais pas mené du bon endroit ou peut-être pas au bon moment ; mais peu importe, je suis capable de dire aujourd’hui que j’ai fait ce que j’ai pu en ces circonstances et que si j’avais continué je n’aurai fait que m’épuiser un peu plus.

Parallèlement, ma fille (Eva Zaïcik) étant chanteuse lyrique, je l’ai accompagnée dans sa gestion du stress et dans l’optimisation de ses performances à tous les niveaux et je pense l’avoir aidé à décrocher un certains nombres de concours internationaux dont les Victoires de la Musique Classique et le Concours reine Elisabeth de Belgique. Depuis j’aide ce vivier de jeunes artistes à se réaliser et j’ai comme projet de co-animer des stages musique- hypnose.

Bien sûr, comme le champ de l’hypnose est illimité, je pratique également dans d’autres domaines plus classiques et tout venant car comme nous l’a enseigné Josick : je ne travaille pas avec une maladie, ou un patient mais avec une personne .Et même si je ne suis plus dans la compulsion à l’aide et la recherche du résultat, je suis contente d’observer que le bouche à oreille fonctionne et m’envoie de plus en plus de monde.

Il y aurait tellement à dire, je veux surtout par ce témoignage te remercier Josick de m’avoir ouvert les yeux et même d’avoir transformé ma vie, que je croyais bonne jusqu’à te rencontrer.

Avec toute ma reconnaissance et mon amitié

Anna SARFATI